Lamul’ITW – M Le Maudit

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Pour cette première édition de Lamul’ITW, on a choisi de vous présenter un rappeur qui prend de plus en plus d’ampleur dans le rap jeu. Il s’agit du très talentueux M Le Maudit, membre des collectifs Les Tontons Flingueurs (LTF) et Dojoklan (1spireSheldonM Le Maudit).

Originaire de Paris Nord (XIXème), M Le Maudit a toujours été un grand passionné de rap. Révélé avec son crew Les Tontons Flingueurs, le ténébreux MC aux influences multiples s’apprêtent à enfin dévoiler son premier projet en solo. Alors que 2017 pourrait être l’année de l’explosion pour M, nous l’avons rencontré pour une petite interview bien sympathique. L’occasion de découvrir en détails ses influences, ses artistes favoris, son son du moment ou encore ses projets à venir…

Pour le suivre au quotidien, n’hésitez pas à follow ses pages Facebook, Instagram et Twitter. En attendant la sortie de son prochain projet LOGE, découvrez sans plus attendre notre entretien avec M Le Maudit !

M Le Maudit ? Pourquoi ce blaze ?

En fait, j’ai fait des études de cinéma et concrètement ça m’influence un maximum dans mon rap. Et du coup, j’ai guetté le film « M le Maudit », le premier film parlant de Fritz Lang durant ces études.  Le personnage m’a grave perturbé, en gros c’est un tueur en serie dans une ville allemande, qui est tellement vif que la police décide de s’associer avec la mafia pour le bloquer, toute la ville est contre lui. J’ai commencé le rap grave tôt à 12-13 ans et j’avais que des blazes en M, je trouvais ça collait bien « M le Maudit ».

Qu’est-ce qui t’as poussé à te lancer dans le rap ? Quels sont les rappeurs qui t’inspirent le plus ? (FR, US)

En fait si on reprend chronologiquement, je suis d’abord un auditeur de rap français des années 90 donc j’ai encore la capacité à aimer ce genre de sonorité. Mais concrètement je me suis fais aspiré par la machine, ce qui me parle c’est les sonorités nouvelles, futuristes voir extravagantes.

Aujourd’hui,  j’ai opéré le switch, j’écoute essentiellement 85% de rap américain. Tout simplement car quoi qu’il arrive, que ce soit en 1997 ou en 2017, les États-Unis restent le centre névralgique du mouvement. J’essaye d’améliorer tous les jours mon anglais pour vraiment être au coeur du truc. Que ce soit l’obscurité d’un 21 Savage, la folie d’un Lil Yatchy, l’énergie d’un Famous Dex, la rue d’un Sha Hef, la nonchalance d’une Chynna Rogers ou la musicalité d’un Travis Scott.

Ensuite, je pense que tous les rappeurs qui gravitent autour de moi que ce soit les membres des tontons ou bien les membres du Dojoklan avec qui on a maintenant une destinée commune me donnent aussi d’autres sources d’inspirations. (instagram : @dojoklan)

Es-tu influencé par d’autres styles musicaux ?

Là encore merci au rap américain… Le rap là-bas y est bien plus ouvert d’esprit… Mettre des sonorités hardrock dans la composition d’un beat, avoir des percussions plus afro-caribéennes ou même sampler de la bossa nova, ils l’ont fait. Donc évidemment que ça donne envie de tout écouter pour pouvoir filtrer ce qu’il y a de mieux pour sa propre musique. Dans « Zéro » ya un gros passage à la gratte, dans « Médicament » le sample est complètement fou et dans mon prochain morceau « Exodus » on a glissé un passage du morceau « Exodus » de Bob Marley. Apres, je n’ai pas une énorme culture extra-rap, j’essaie de m’améliorer chaque jour mais je me prends follement des morceaux comme « The Great Gig in the Sky » de Pink Floyd« Femme Fatale » de Velvet Undergound« Darkness » de The Human League ou Strange Fruit de Billie Hollyday.

Si tu devrais choisir un seul morceau ? Pourquoi ?

Ce serait un cauchemar… Je pense c’est un supplice de l’enfer pour moi, j’ai une relation assez consumériste avec les morceaux, le morceau il me frappe, je l’ecoute 200x de suite et j’en parle plus jamais… Mais dans ce genre de dilemme je prendrais un « Le Crime Paie » ou un « Les Vrais Savent » de Lunatic… Même plus besoin d’expliquer pourquoi !

Une anecdote sur un concert ?

Faut que tu saches que j’adore les shows ! C’est les meilleurs moments de mon mois, je me drogue, puis je me défoule, puis je fais se défouler les gens, puis je rencontre des gens, puis je me re-drogue, puis je rentre chez moi ou à l’hôtel quand c’est en province. Ce n’est pas vraiment une anecdote mais on m’amène de plus en plus de sirop vide à dédicacer… Pourquoi pas ? 😂

Que penses-tu du paysage rap actuel ?

Comment tu veux qu’il se porte mal avec nous dedans ? 😂 Non c’est au top, les mentalités évoluent, les risques se prennent, les genres se dissolvent. La scène underground francophone est plus agitée que jamais, notamment des artistes qui ont cette Amérique première que je recherche comme Népal ou Triplego à Paris, Caballero ou Hamza pour le rap belge, Di-meh ou Makala pour le rap suisse ou Ta-Ha pour le rap extra-européen.

Quel est ton son du moment ?

Chynna« Paf » 

Si tu devais choisir un artiste pour un feat, ce serait qui ?

Un feat de rêve : Travis Scott 😍

Quels sont tes projets actuels ?

En 2016, j’ai concentré essentiellement toute ma force sur le projet LOGE. Tout ce que je peux dire pour l’instant c’est que la loge c’est 1spire, Sheldon (qui est aussi le beatmaker du dojo et de la majorité de mes solos ) et moi. La sortie est prévue courant 2017. La qualité s’acquiert avec le temps. Avec LTF un tas de concerts à Paris et en province. Enfin avec ma dernière configuration, le Dojoklan des concerts mais surtout des morceaux qui arrivent.

Que peux t’on te souhaiter pour la suite ?

Un jour je regardai un Envoyé Spécial sur les Rotschiedl et David de Rotschield m’a appris quelque chose de très intéressant. Une expression anglaise qui reflète parfaitement mon état d’esprit pour le futur : « SAME OF THE MORE ».

Pour conclure, peux tu nous lâcher une petite punchline avec Lamula dedans ?

« Je fume de la nice de la mula

Ice est plus froide que la tundra »

SOURCElamula.fr
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